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Quelques analyses de situations…

janvier 20, 2012

Article paru en 2008
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« Il y a toujours un poisson à prendre … ». Cette affirmation peut paraître soit exagérément optimiste, soit un peu présomptueuse, mais elle devrait pourtant être ou devenir le credo de chaque carpiste abordant un nouveau lieu de pêche, que ce soit pour quelques heures ou pour une longue session. Trop souvent, l’analyse et la stratégie se trouvent reléguées au second plan, les cannes sont placées plus ou moins « à l’arrache » selon des schémas trop simplistes, droit devant à portée de lancer par exemple…

Toute la réussite (ou l’échec) de l’action de pêche est alors imputée au sacro-saint appât et à sa qualité, réelle ou supposée. Si tout se passe bien, le pêcheur tirera des conclusions généralement erronées au lieu de reconnaître sa seule chance. Si au contraire rien ne va et que le « capot », la
« bredouille » se profile à l’horizon, le constat inverse sera fait : « les billes X ne valent rien … Le voisin a déroulé grâce à ses billes Z… le lac était sur OFF, rien à faire j’ai tout essayé, du « carné », du « sucré », etc… ».
Il y a pourtant mieux à faire, même si tous les paramètres entrant en ligne de compte dans notre quête du graal ne peuvent être maîtrisés. Voyons cela à travers l’analyse de quelques exemples concrets.


LES FONDAMENTAUX

En préalable à cette approche de cas, il ne semble pas inutile de reprendre les techniques de bases de l’analyse d’un secteur, par ailleurs largement exposées dans de nombreux articles ou vidéos. Pour parler rugby : revoyons les fondamentaux…
Premier point : connaître le relief et la nature du fond. Certains sourient déjà devant ce lieu commun, mais combien de fois cette évidence est-elle laissée de côté ? Combien de carpistes peuvent affirmer connaître parfaitement, ou du moins correctement, le profil de leurs terrains de jeu favoris ? Vous avez repéré le haut fond car il fait 20 mètres de long, mais connaissez-vous cette petite « cuvette » à 20 mètres du bord gorgée de vers de vase ? …
Pour y voir plus clair, trois façons de procéder qu’il est souvent bon de cumuler pour plus d’efficacité :

-La constitution d’une banque photographique lors des vidanges totales ou partielles. Complément indispensable : la prise de note et le repérage à pied sur le terrain (avec prudence car les fonds découverts ne sont pas toujours très stables) permettent de cartographier avec précision les plans d’eau.

-L’utilisation d’une embarcation et d’un échosondeur, lorsque cela est possible, permet de retrouver les spots repérés avec la première méthode ou d’analyser un lieu totalement inconnu. La pause de repères et la prise de notes (ou la réalisation de croquis pour les plus artistes d’entre nous), éventuellement l’utilisation d’un GPS pour les mieux équipés accompagnent le quadrillage méticuleux qui ne doit écarter aucun recoin, au risque de passer à côté du point chaud insoupçonné … Un point important concernant les échosondeurs doit être signalé. En effet la plupart des carpistes utilisent des sondeurs d’entrée de gamme (disons à moins de 300 euros), qui sont avouons-le peu performants pour autre chose que retranscrire la profondeur et la température de l’eau … Il ne faut donc leur accorder qu’une confiance limitée et se garder de déduire et analyser la nature du fond à partir de ce qu’ils nous montrent. Deux amis en ont pris conscience en passant au-dessus d’un gros arbre immergé qui n’apparaissait même pas à l’écran. Ca calme !
Pour connaître avec précision la nature du fond, la seule solution efficace est de sonder manuellement à l’aide d’un lest ou d’un tube qui retransmettent à merveille la texture vaseuse ou sablonneuse du substrat. Un simple plomb « grippa » de 200 grammes associé à une cordelette ou une grosse tresse peut faire l’affaire, mais j’aimerai parler ici d’un outil simple et génial nommé « la biroute » (!) par mon ami Christophe. Il s’agit d’une pièce de métal assez lourde reliée à une corde qui permet, en plus de sentir le fond de manière très tactile, d’effectuer un « carotage » des substrats mous afin d’en prélever suffisamment pour en faire l’analyse.
Car il y a vase et vase … Une boue noire acide et nauséabonde ne présente pas le même intérêt qu’une vase plus claire et farcie de chironomes et autres organismes … Pour faire la différence, la biroute s’impose !

-Le sondage du bord à la canne : très à la mode, il est particulièrement utile lorsque l’usage d’une embarcation est interdite, cette technique est bien plus longue et fastidieuse, et nécessite dit-on l’emploi d’une canne spécifique, ou pour le moins d’une canne supplémentaire si l’on souhaite laisser en place le repère visuel pendant la session (ce qui me semble indispensable d’ailleurs, sinon quid de la précision).

Armés de ces techniques et de ces outils, et considérant que le travail de reconnaissance du fond est réalisé de la manière la plus exhaustive possible, voyons maintenant quelques exemples concrets et analysons ensemble la « meilleure » façon de les aborder.

Etude de cas n°01 : un petit plan d’eau du domaine publique
Les petites surfaces de moins de 30 hectares sont mathématiquement les plus faciles à cerner, du moins du point de vue de l’analyse du fond. Le plan d’eau abordé dans cet exemple offre un fond particulièrement monotone, tant du point de vue du relief que du substrat : c’est une cuvette régulière, sans cassure, quasiment intégralement sableuse. Bref tous les ingrédients réunis pour pratiquer à priori une pêche « droit devant » et attendre que ça vienne. En cherchant mieux, on découvre qu’un petit « champ » de souche d’environ 80 m2 se trouve immergé sous 2,5 mètres d’eau à proximité d’une bordure, créant ainsi le seul « hot spot » présumé. La population est assez faible d’après les informations de la dernière vidange. Peut-être quelques belles surprises d’après nos informations.
En toute logique, nous décidons de nous attaquer au poste des souches, d’autant que personne ne semble s’y intéresser (tu m’étonnes !). Deux amorçages plus tard nous voici en place par une (très) chaude journée de juillet. La moitié des cannes sont placées dans ou aux abords des souches, les autres pêchant en tête chercheuse sur le reste de la zone. A 9 heures une des cannes des souches démarre. Le combat est lourd, le poisson semble très beau, mais malheureusement il se décrochera en bordure sans s’être montré une seule fois. La canne est replacée au même endroit. En début d’après-midi un nouveau départ a lieu sur une canne placée dans les obstacles, et une casse presque immédiate du bas de ligne nous rappelle que le terrain est miné … Ca commence plutôt mal, mais vu les conditions météorologiques nous sommes satisfaits de ces deux départs. A la tombée de la nuit c’est la même canne que le matin qui extirpe le collègue de son siège. Combat rapide pour extirper le poisson des souches, et c’est une pure beauté de près de 15kg, à l’écaillage sublime, qui nous récompense. Visiblement, il s’agit du record du lac si l’on s’en tient à nos informations. A peine le poisson photographié, deux départs quasi simultanés on lieu, sur les deux cannes pêchant … les souches bien sûr. Deux poissons plus modestes mais superbes sont sortis du champ de mine par un bridage immédiat et énergique. Un dernier départ 5 minutes plus tard nous fera ramener une petite commune avec la dernière canne encore en place … dans les souches. Lors de chaque combat ou presque, la sensation caractéristique du fil frottant les obstacles nous laisse cependant penser que les choses ne se passerons pas toujours aussi bien sur ce poste … Autre observation : une grosse activité en toute fin de soirée. Il semble donc que le coup soit plus particulièrement visité la nuit… Nous décidons de tenter discrètement l’expérience pour en avoir le cœur net. Effectivement, les nuits offriront un nombre de départ régulier alors que les journées resteront presque stériles. Malheureusement, les choses se compliquent également avec un nombre élevé de poissons perdus, comme cette sinistre nuit où 4 départs ne nous offrent aucune arrivée : les carpes (et les souches …) sont les plus fortes ! Il nous apparaît alors évident d’abandonner rapidement et à regret ce poste trop risqué pour le poisson.
Que faire alors face au néant entourant ces précieuses souches ? Pourquoi ne pas tenter, une fois n’est pas coutume, une pêche « à l’arrache », à la « one again », bref au petit bonheur la chance, et amorcer un coup en plein milieu de nulle part, et tant qu’à faire « au cul des voitures », ça nous changera des pentes caillouteuses de nos barrages … J’étale donc un matin deux kilos de tecni-spice sur une surface grande comme un terrain de rugby (ça change un peu du terrain de foot …). Deux jours plus tard je m’installe avec la confiance du gars qui vient là pour faire la sieste à l’ombre. Bref je n’y crois pas, mais alors pas du tout ! « M’en fous il fait beau, j’ai un bon bouquin et une petit poulet aux épices « recette personnelle » pour midi, donc je ne devrais pas passer un mauvais moment ! »… En pleine dégustation de mon chef d’œuvre culinaire, un bon gros « tout droit » vient rompre mon extase papillaire ! Très beau combat, et un poisson puissant d’une douzaine de kilos échoue sur mon tapis. Je suis perplexe en voyant que c’est le montage esché d’une flottante « white spice » qui est parti … Le fond est pourtant propre et dur comme du carrelage, pas une once de vase … Parfois la réussite est incompréhensible, et c’est aussi bien comme cela. L’effet « leurre » sans doute. Mouaip …


Chacune de mes courtes sessions qui suivront sur ce poste me rapporterons au moins un poisson, sans qu’une partie du coup ne donne plus que les autres, mais avec une seule constante plutôt étrange : les billes denses pourtant parfaitement présentées sur un substrat sableux ne donneront aucun résultat, alors que les mêmes associées en équilibrage à une flottante de la même « trempe » (genre trigga+pop-up trigga), ou les montages décollés de quelques centimètres seront preneurs, bien qu’une seule canne soient eschée de la sorte et régulièrement déplacée. Parmi les poissons pris, une sortira du lot par son esthétique rare, bien que son poids soit modeste. La beauté ne se mesure pas toujours en kilos … Cette « double linéaire fully tarte au pomme » habite d’ailleurs mon esprit comme celui de mon ami Philippe Lagabbe qui, bien qu’ayant croisé quelques carpes dans sa carrière (et c’est rien de le dire !), la considère comme la plus belle qu’il ait vu : « Naomi Campbell faite carpe » dira-t-il ! Bill Cottam, également expert en la matière, décernera à ce poisson cette année-là « the award of the most beautifull fish of the year ». J’avoue espérer la revoir dans des conditions de luminosité plus propices à la mettre en valeur en image…  (NDA : ce poisson, comme l’immense majorité de ses congénères, est mort lors d’une vidange catastrophique du plan d’eau, quelques temps après la première parution de cet article)


Je croiserai également à nouveau la route du premier beau poisson de notre première session, à un poids cette fois-ci plus proche de la barre psychologique des «20 » … Superbe ! La plupart des poissons pris dans ce petit lac offrent en effet des écaillages originaux et magnifiques. Un véritable écrin !

Quelle analyse faire de cette expérience ? Tout d’abord qu’il faut savoir explorer un plan d’eau en profondeur pour y découvrir un spot parfois délaissé des autres carpistes (ici les souches). Ensuite qu’il faut savoir dire stop lorsque les conditions de sécurité ne sont pas optimales pour le poisson (nda : lire l’article philosocarpe 03 à ce sujet) . Et enfin qu’il faut parfois savoir passer outre ses convictions et ses certitudes pour pêcher très simplement, « à l’ancienne » devant soi, et accepter le fait que tous les poissons ne peuvent pas être le fruit d’une stratégie élaborée. Ca aide à rester humble …et c’est parfois reposant !


Etude de cas n°02 : un lac de 50 hectares, session courte de 48 heures

Imaginez que vous avez devant vous une surface d’eau inconnue importante et large, et qu’après avoir repéré attentivement le poste vous ayez trouvé une quantité considérable de spots prometteurs ! Cela vous est certainement déjà arrivé : on pourrait avoir 20 cannes, toutes pêcheraient une zone intéressante. Vient donc fatalement le moment cruel et difficile du choix.

Dans ce cas précis, après avoir echosondé et « birouté » une très large zone pendant plusieurs heures, nous avions à notre disposition :
–    une route immergée à environ 150 mètres sous 1,5 m à 2m d’eau, traversant le lac de part en part en créant un haut fond très dur au milieu de la vase. A elle seule la route pouvait recevoir au moins  4 montages !
–    la bordure opposée sur la droite, distante de 80 à 150 mètres, alternant roseaux et arbustes sur une très grande longueur, avec un substrat sableux entre 40 et 80 cm de fond, avant de devenir vaseux à 1 ou 2 mètres du bord. 4 à 6 cannes pouvaient y être placées.
–    un petit îlot aux abords également sablonneux à une trentaine de mètres du coup, avec la possibilité de déposer deux montages.
–    A droite et à 200 mètres une grande roselière dont les abords propres et le fond dur laissaient assez de place pour 2 ou trois pièges.
–    Tout le reste de la zone, c’est-à-dire 80% de la surface devant nous, était recouverte d’une couche de vase de 5 à 10 cm d’épaisseur, sans relief particulier repéré.

Que faire ? Après une concertation en équipe où chacun de nous deux exprima ses convictions et son « feeling », nous décidions de choisir d’écarter nos 8 montages au maximum pour tester chaque secteur et ajuster le tir en fonction des résultats de la première nuit. Cette méthode nous semble de loin la plus logique sur un secteur inconnu et lorsque l’on ne dispose pas de beaucoup de temps pour « faire sa pêche ». Inutile en effet d’essayer de construire un amorçage si celui-ci n’est pas sûr d’être efficace avant la fin de la session ! Il semble de plus inopportun dans ce type de situation de mettre tous ses œufs dans le même panier, à moins d’avoir localisé les carpes avec certitudes, ce qui n’était pas le cas par absence de signes d’activité visibles.
Nous misions cependant 4 montages sur la route noyée qui semblait le spot le plus prometteur, en se basant sur des expériences antérieures qui nous avaient bien réussies en d’autres lieux. Aucune canne ne fut placée dans la vase, qui selon nos quelques informations « ne donnait jamais rien ». Un montage rejoignit la roselière, deux autres la bordure de gauche, et le dernier fut déposé au ras de l’îlot, dans 70 cm de fond et à 1 mètre du bord. Je précise que bien que chacun de nous deux exprime et réalise pleinement ses souhaits en matière de placement de canne, nous pratiquons une alternance parfaite de la disposition de celles-ci sur les rod-pods ou sur les piques : « une à toi, une à moi ! » … D’autres sont adeptes du partage des départs (ce qui a aussi son charme, comme je l’ai constaté en pêchant avec Eric Deboutrois), nous nous pratiquons le partage des coups, chacun ferrant et combattant les poissons mordant sur ses cannes. C’est affaire de goût.


Tout était en place un peu avant 18 heures. L’arrivée de la nuit fut accompagnée d’une poêlée de cèpes fraîchement récoltés autour des cannes, tradition corrézienne s’il en est, moment magique d’amitié partagée où l’on refait le monde de la carpe à grand coup de souvenirs et de projets !
La première touche eu lieu en début de nuit, sur le montage que j’avais déposé au ras de l’îlot. Un poisson d’une dizaine de kilo qui semblait de bonne augure et qui, pour être honnête, nous rassurait un peu. Les équipes présentes sur le lac nous avait en effet annoncé une activité quasi nulle depuis plusieurs jours. Visiblement celle-ci semblait en appétit, et devait probablement glaner quelques écrevisses dans cette faible profondeur. En fin de nuit, Christophe capturait un poisson d’une quinzaine de kilos sur la canne opposée, placée en bordure sous un petit arbuste (pour ne pas dire « dans » un petit arbuste !), là encore dans une très faible profondeur d’eau.
Au moment du café des brumes, le traditionnel débriefing s’imposait. Que faire ? Il est toujours difficile de tirer des conclusions sur un laps de temps aussi court, mais nos premières impressions étaient que les carpes se nourrissaient en extrême bordure, probablement d’écrevisses qui abondent dans cette eau. Pour ne pas presser les choses, nous décidions de laisser nos montages en place une partie de la journée pour observer l’activité diurne éventuelle sur d’autre zone. Ce n’est qu’en début d’après-midi que quelques sauts attirèrent notre attention, légèrement au-delà de la route noyée. Il semblait évident qu’il ne fallait pas délaisser cette zone. Mais en même temps la tentation étaient grande de se concentrer sur les bordures sablonneuse … Au final, la décision fut prise de laisser pêcher deux cannes sur la route, en les recentrant sur la zone où les poissons sautaient,d’étaler les autres cannes le long de la grande bordure de gauche, et de « cerner » l’îlot avec deux cannes. Tout fut remis en place dans l’après-midi afin d’être pêchant bien avant la nuit. Afin de faire d’une pierre deux coups (c’est le cas de le dire !) je plaçais une des cannes de bordure juste à l’angle de la route, dans une légère cassure de 1 mètre de fond à 1 mètre du bord.
Vers 18h30 ma canne placée sur la route noyée fut prise d’un léger tressautement, caractéristique d’un départ timide à plus de 150 mètres … Christophe étant parti cueillir notre repas du soir (chacun son tour !), je montai seul dans la barque pour épuiser en solo une belle miroir bien ronde au milieu du lac, ce qui est à mon sens la plus belle sensation qui soit !

Vint ensuite une deuxième plâtrée de cèpes accompagnant une andouillette et un petit bordeaux fort sympathique, et après avoir dérogé à notre règle habituelle en utilisant un petit poste radio pour suivre le match de 1/4 de finale France / All Blacks (un grand moment, très éprouvant pour le coeur !), nous étions motivés à fond pour cette seconde nuit. Quatre fois nos Microns nous tirèrent des bras de Morphée, et à chaque fois ce furent des cannes placées entre 50 cm et 1 mètre de fond, généralement à la même distance du bord, qui démarrèrent avec à la clef trois belles miroirs entre 13 et 15 kilos.


A l’heure du bilan de cette petite session en eau inconnue, que retenir ? En premier lieu les évidences : sur 6 poissons, 5 furent pris en extrême bordure, un seul sur le « hot-spot » le plus évident constitué par la route. En regardant les statistiques, je me rend compte que j’ai eu plus de réussite que mon collègue en nombre de départ et de prises, sachant que j’avais décidé de pêcher avec des appâts fruités (banane) et lui carnés (fishmeal/Monster Crab). Cela a-t-il pesé dans la balance, sachant que ce lac est habituellement très majoritairement pêché avec des bouillettes carnées (comme la plupart des lacs d’ailleurs …) ? Difficile d’être catégorique tant les paramètres sont nombreux. Mais jouer la carte de la différence n’est jamais mauvais à mon humble avis.
Dans le même esprit, nous avons ensuite regretté de ne pas avoir placé une ou deux cannes dans la partie vaseuse du lac, qui correspond en fait à la majorité de sa surface. Nous sommes resté dans l’optique classique de « pêcher le dur » qui nous a relativement bien réussi, mais je pense qu’un montage équilibré ou flottant, une belle pop-up fluo « ananas & butyric » par exemple, très largement décollée au dessus de ce fond mou aurait peut-être pu nous apporter un poisson bonus, et peut-être la belle surprise. Les poissons de ce lac doivent probablement finir par éviter de longer la nuit ces périlleuses bordures, et peut-être chasser les écrevisses en journée plus au large. Hypothèse … qui ne demande qu’à être vérifiée !

Et des hypothèses plus ou moins folles nous en échafaudons tous, en quantité. Et c’est tant mieux car c’est souvent la clef du succès. Car une fois que les automatismes sont en place selon des schémas dictés par l’expérience, une fois que « ça pêche », la routine peut vite tuer la créativité.
C’est en retraçant le fil de nos sessions, en analysant nos pratiques, nos réussites et nos échecs, que nous en arrivons à comprendre … qu’il n’y a parfois rien à comprendre et que rien n’est écrit. Dieu merci …

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